Ils nous racontent.

1- Libéré de la dépression.

2- Dieu répond à la prière d’un couple stérile le soir de Noël.

3- 

1- Libéré de la dépression

 

Je m'appelle Alain, j'ai 30 ans. Je suis originaire d'Auxerre, et j'habite actuellement à Mâcon. Je suis né dans une famille catholique non pratiquante dans laquelle la prière à Dieu était absente. Mon enfance se déroula normalement dans un foyer sans histoire. Puis vint la période de l'adolescence, avec les problèmes qui lui sont propres. Je jouissais du monde matériel, sans me poser de questions sur l'existence de Dieu. La religion m'apparaissait comme une sorte d'institution bien austère, avec des commandements humains difficiles et rébarbatifs.

Vers l'âge de 15 ans, étudiant au collège, j'eus des problèmes de dépression. Je n'avais pas de mauvaises fréquentations, je ne touchais pas à la drogue, mais pour moi la vie était dépourvue de sens.

Mon problème numéro un était la solitude, celle de l'intérieur, avec en plus la peur de la mort. La mort justement m'apparaissait finalement comme une échappatoire, une sortie de secours face aux problèmes de l'existence. Là, je commençais à penser à l'existence de Dieu, mais pour l'accuser de tous les maux : pourquoi la guerre ? la pauvreté ? l'injustice ? la solitude ?... Mon état intérieur se dégradait de plus en plus. J'essayais de sauver les apparences devant ma famille, mes camarades de classe, mais en vain. Mes rapports avec mes proches en étaient affectés. J'étais à bout. La pensée du suicide s'intensifiait de jour en jour, impossible pour moi d'avoir un point de repère, quelque chose à quoi m'accrocher. Aucune espérance.

"Il fait toute chose belle en son temps ; même, il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité." Ecclésiaste 3.11

Puis arriva un certain dimanche de Mars 1983. Je me trouvais dans la chambre de mes parents. Je jetai un coup d'œil dans la bibliothèque, mon regard s'arrêta sur un livre aux pages déjà jaunies par le temps, à la présentation sobre. Je le pris ... "Paix et Sûreté", un livre écrit par J. H. Alexander de l'Institut Biblique de Genève. Ma mère avait obtenu ce livre d'un colporteur biblique, avec une Bible, mais sans les avoir lus. J'ouvris ce livre.

" Tiens, il est question de la Bible que l'on présente succinctement, avec des témoignages. Sûrement écrit par des religieux, quel intérêt pour moi ?", pensai-je. Puis, mon regard s'arrêta net sur une page : " Avant de commettre l'irréparable... ne le faites pas ! ". C'était un texte qui parlait du suicide ! Avec des versets bibliques qui, d'un seul coup, prenaient pour moi un sens précis, touchant le fond de mon être.

" Car la Parole de Dieu est vivante efficace, plus acérée qu'aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur." Hébreux 4.12

L'idée du suicide était présentée comme une mauvaise inspiration provenant directement du diable, qui ne désire qu'une chose terrible : notre perte, pour que nous passions la vie présente et l'Eternité loin de la présence et de l'amour de Dieu ! Ce texte m'invitait à me confier en Dieu par Jésus-Christ, présenté non pas comme l'instigateur d'une nouvelle religion, mais comme un Sauveur personnel. A la fin de cette lecture, je fus envahi par divers sentiments : " Est-ce vrai qu'il existe un Dieu juste et bon qui nous aime, qui pardonne nos péchés par Jésus-Christ si nous le lui demandons, pour nous donner une espérance vivante dans la paix, le repos du cœur ? "

Je refermai le livre... Les jours continuaient de passer. Mais bizarrement et heureusement pour moi, l'idée du suicide s'amenuisait, puis, de nouveau, je tombai "par hasard" sur un autre livre : "Jésus et les jeunes" écrit par Billy Graham, un évangéliste américain mondialement connu. Ma sœur non chrétienne avait reçu ce livre d'une camarade de classe. Ce livre aborde bien des problèmes que rencontrent les jeunes (solitude, drogue, rébellion face à la société, etc..) sous un éclairage biblique. Ce ne fut pas du tout ennuyeux à lire, avec des portions de l'Evangile (qui signifie "Bonne nouvelle") relatant la vie et les enseignements du Christ sur la terre. Ce livre parlait aussi des événements à venir par rapport au retour du Christ, et montrait, par des témoignages vécus, comment la vie trouve son sens dans la connaissance de Jésus-Christ. Ce Jésus-Christ m'était présenté comme un Sauveur personnel qui attendait, par un acte de foi et de repentance, que je lui ouvre la porte de mon cœur, selon ce qui est écrit :
 
Apocalypse 3.20 : "Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. "

Quelle différence avec ce que le monde propose ! Je lus et relus ce livre d'évangélisation cinq fois, ce qui prouve bien que mon cœur recherchait quelque chose que je n'avais toujours pas trouvé dans le monde

" Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos " Matthieu 11.28

Puis, vint l'année de mes 18 ans. De nouveau en proie à un terrible vide intérieur, je me remis à chercher un sens à ma vie. A ce sentiment de vie gâchée vint s'ajouter ce que la Bible appelle "la conviction de péché" (voir Jean 16 8). Je me voyais sous un autre angle : j'accusais la société et Dieu de tous mes problèmes. Je compris, en fait, qu'ils étaient pour une large mesure en moi, ou, plus exactement, que le péché m'habitait : mes pensées mauvaises, mon égoïsme, mon ingratitude... ainsi que mon incrédulité vis-à-vis de la Parole de Dieu. Jusqu'à présent, j'avais vécu sans accepter la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ. " J'ai tout ou presque tout essayé, pensai-je, sauf ceci : accepter enfin Jésus-Christ comme mon Sauveur et Seigneur personnel ". Et c'est ce que je fis. Je m'agenouillai dans ma chambre, ce dimanche de Mai 85, et je fis cette prière toute simple, mais venant du fond de mon cœur : "Seigneur Jésus, je te demande pardon pour tous mes péchés. Viens dans mon cœur, et sauve-moi".

"Quand un malheureux crie, l'Eternel entend, et il le délivre de toutes ses détresses " Psaume 34.7

Et là, le miracle de la nouvelle naissance (c'est-à-dire de la naissance spirituelle par une relation, une communion entre Dieu et l'individu, selon l'Evangile de Jean chapitre 3) se produisit. Je me relevai, c'était comme si tout un poids de honte, de culpabilité s'en allait : une paix profonde vint dans mon cœur. Je compris vraiment que Dieu m'acceptait comme son enfant. Ma vie prenait enfin un sens, j'expérimentais les Paroles de Jésus, dans :
 
Jean 14 .7 : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'alarme point ".

Je commençai à lire la Bible et à prier le Seigneur chaque jour. Ma connaissance de Dieu par Jésus-Christ augmentait. Je remarquai qu'il était également à mes côtés dans mes études de lycéen. Puis, j'appris par une annonce l'existence d'une église évangélique à Auxerre. Je la fréquentai, et m'aperçus que l'enseignement prodigué était conforme à la Bible, la Parole de Dieu. Ce n'était pas une secte, la liberté de chacun était respectée. Je pris, quelques mois après, la décision de me faire baptiser par immersion, selon l'enseignement de l'Evangile, en Septembre 1985, et je m'engageai à avoir un bonne conscience envers Dieu (1 Pierre 3.21) et à participer d'une façon active à la vie de l'église.

Lecteur, si tu n'appartiens pas encore à Dieu, sache donc que ce qu'Il a fait pour moi, Il veut aussi le faire pour toi : te pardonner tous tes péchés, donner un sens à ta vie en étant tous les jours avec toi, et t'accueillir ensuite auprès de Lui dans l'éternité.

"Aujourd'hui, si vous écoutez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur." Psaume 95.7

2- Dieu répond à la prière d’un couple stérile le soir de Noël

« S’il te plaît, Seigneur, l’année prochaine, à cette même époque, donnes un bébé à Kevin et Elizabeth » tel était la prière, le soir de Noël, de toute la famille de ce couple chrétien qui ne parvenait pas à avoir d’enfant… et Dieu va répondre de façon merveilleuse !

 

Après trois ans de mariage, Elizabeth et Kevin étaient prêts à fonder leur famille.

Kevin affirme : « Nous étions tout simplement excités. « Ok, c’est une nouvelle aventure. Et je ne pouvais pas attendre. »

Elizabeth ajoute :« On se dit : ‘Oh, ça va être génial’ et on veut que les gens commencent à prier pour nous. »

Mais lorsque les résultats escomptés n’ont pas été au rendez-vous après avoir essayé plusieurs mois d’affilé, l’enthousiasme d’Elizabeth a commencé à diminuer :

« J’ai l’impression que cela aurait peut-être dû se produire maintenant. Et puis, quand on a atteint ce stade, après huit ou neuf mois, et qu’on a commencé à avancer dans l’année, j’ai commencé à paniquer et à me dire : « Et si quelque chose n’allait vraiment pas ? »

Ils ont continué, malgré tout, à demander à Dieu de les bénir en leur donnant un enfant.

Elizabeth se souvient :

« Je me souviens que mes prières devenaient progressivement plus anxieuses et plus désespérées. »

Après un an d’efforts, elles ont consulté plusieurs médecins dans l’espoir de trouver une raison à leur infertilité.

 « Mais nous n’obtenions vraiment aucune réponse. C’était une infertilité inexpliquée ». « Il n’y avait pas de solution facile », dit Kevin. « Donc c’était frustrant. » a encore raconté Elisabeth avant d’enchaîner :

« Je me souviens que le Dr a dit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons maintenant, parce que si vous revenez me voir dans deux ans, je ne pourrai peut-être pas vous aider. »

Kevin étant employé comme pasteur à Atlanta en Géorgie, ils ont tous deux passé beaucoup de temps à travailler au sein de leur église. Mais Elizabeth ne pouvait pas s’empêcher de se sentir comme une ratée :

« J’ai commencé à me sentir comme si j’étais la fille qui ne pouvait pas tomber enceinte. Et je recevais des appels téléphoniques de mes amis. « Tu sais, cela ne fait même pas encore à un an, mais on est enceinte ! Je raccrochais et je pleurais pendant des heures. »

Kevin dit : « Ça m’a brisé le coeur de la voir si triste. »

Un an s’est transformé en deux, et toujours pas de bébé. Leur foi est restée ancrée en Dieu, mais pour Elizabeth, le silence devenait insupportable.

 « Je me présentais à mes heures de prière matinale et je me disais : ‘Voila, seigneur, nous savons tous les deux ce que je vais te dire, maintenant c’est à ton tour' ».

Dans ce silence, la voix de l’ennemi a commencé vraiment à lui murmurer le doute. « Dieu m’entend-il ? Est-ce qu’il nous voit, Kevin et moi ? Est-ce qu’il entend nos prières ? »

La période de Noël a été particulièrement difficile.

Elizabeth poursuit :

« Tout au long du mois de décembre, mon réfrigérateur s’est rempli de photos des bébés de tous mes amis en habits de Noël et avec le chapeau du Père Noël, et je voulais tellement avoir ce Noël avec une grande famille et… et si je n’avais jamais d’enfants, à quoi ressemblerait, par exemple, Noël sans enfants ? »

Kevin explique : « Noël est censé être bruyant et fou et des enfants partout et le vide est juste là, à la surface. »

À l’approche de Noël 2004, Kevin et Elizabeth savaient que leurs chances d’avoir des enfants s’amenuisaient.

« Je me souviens juste d’avoir été très consciente que si nous arrivions à ce point de trois ans, ce qui est considéré comme une infertilité à long terme, cela n’arriverait probablement pas. Il y avait juste ce désespoir, ce sentiment que c’était maintenant ou de jamais ».

Après la distribution des cadeaux et le dîner de Noël avec la famille d’Elizabeth, ils se sont tous réunis pour un temps de prière :

« Alors nous avons commencé à faire le tour, nous allons tous prier pour l’année à venir, et je veux dire, sans faute, tout le monde a prié : « S’il te plaît, Seigneur, l’année prochaine, à cette même époque, donnes un bébé à Kevin et Elizabeth », c’était notre prière, à cette époque de l’année prochaine.

Kevin dit : « Cette prière, cette nuit-là, a fait une énorme différence. C’était un moment très important. »

Trois mois plus tard, Elizabeth a décidé de faire un test de grossesse. Elle et Kevin ont attendu de voir les résultats. « On achète un de ces appareils numériques. Et on attend. Je la regarde fixement… et quand le mot « enceinte » est apparu, j’ai éclaté en sanglots, et nous nous sommes assis sur le sol de la salle de bain et nous nous serions dans les bras ! Je n’arrive pas à y croire, je suis enceinte ! »

Exactement un an après la prière de Noël avec sa famille, Elizabeth a donné naissance à leur fille Cassidy !

« Nous t’avons attendu si longtemps ! » Elizabeth dit. « Au moment où ils l’ont mise dans mes bras, et que j’ai regardé ce petit bébé qui clignait des yeux, je me suis dis que Dieu nous l’avait donnée. Et c’est vraiment arrivé. Et je suis une maman et Kevin est un papa. La minute la plus heureuse – la plus heureuse de ma vie. »

« Elle était magnifique », dit Kevin. « On a juste réalisé ce que Dieu avait fait. Et en ce moment même. Quand nous avons prié, à cette époque l’année prochaine et – quand vous commencez à relier ces points. »

« C’était comme si Dieu faisait un signe pour dire ‘Oui. Je vous entends et j’attendais ma grande révélation. »

Aujourd’hui, les Thompsons ont la chance d’avoir quatre enfants, et se rappellent chaque année à Noël que Dieu les entend et les aime.

Quand je regarde en arrière, je vois Dieu qui m’a guidé dans tous les détails et me dire : « Je suis toujours là. Je n’ai jamais cessé d’écouter. Je n’ai jamais cessé de t’aimer. Et c’est ce que Dieu nous a donné à travers ça, petit bébé miracle de Noël. »